Compulsions : tu n’as pas besoin de discipline mais d’un système !

Pendant des années, beaucoup de personnes essaient de sortir des compulsions alimentaires en faisant la même chose : se contrôler davantage, faire preuve de plus de discipline, tenir bon.
Et quand ça ne fonctionne pas, elles concluent logiquement qu’elles ne font pas assez d’efforts.
Ce raisonnement est compréhensible…mais il est faux.
Si la discipline (ou la volonté) suffisait, cela ferait bien longtemps que tous tes efforts auraient payé ! Au contraire, il y a de fortes chances que l’inverse se soit produit : les épisodes de perte de contrôle de plus en plus intenses et/ou fréquentes.
Ce n’est pas un manque de volonté ou de discipline. C’est un problème de système.
Je m’appelle Diyae et je suis diététicienne psycho–comportementaliste, certifiée en Alimentation Intuitive ! Mon objectif ? T’aider à apaiser ton alimentation afin de manger mieux loin de toute injonction à la minceur !
Si tu souhaites me parler de ton histoire et d’améliorer ta relation à la nourriture et/ou ton corps, je te propose de réserver ta consultation de diététique comportementale (en visio ou au cabinet) avec moi !
Pourquoi la discipline échoue face aux compulsions alimentaires
La discipline repose sur une idée simple : si je fais assez d’efforts, je devrais pouvoir contrôler mon comportement.
Appliquée à l’alimentation, elle se traduit souvent par :
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résister à la faim
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ignorer les envies
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retarder ou réduire les prises alimentaires
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suivre des règles plus ou moins strictes
À court terme, cela peut donner une impression de maîtrise.
À moyen et long terme, cela crée exactement ce qu’on cherche à éviter.
La restriction cognitive : un mécanisme bien documenté
La littérature scientifique montre depuis plusieurs décennies que la restriction, même mentale, augmente le risque de suralimentation et de compulsions (Ancel Keys, Université du Minnesota)
La théorie de la restriction cognitive, développée par Herman et Polivy, montre que plus une personne tente de contrôler son alimentation, plus elle devient vulnérable aux épisodes de perte de contrôle lorsque ce contrôle est rompu.
Ce n’est pas un défaut individuel. C’est une réponse biologique et psychologique normale.
Pour aller plus loin :
Les compulsions ne sont pas un échec, mais une conséquence
Un point fondamental à comprendre : les compulsions alimentaires ne sont pas un bug du système. Elles sont le résultat logique du système en place.
Un système qui contient :
de la restriction alimentaire ou mentale
des règles rigides
de la culpabilité après avoir mangé
une pression constante à bien faire
…produit mécaniquement des comportements de compensation ou de perte de contrôle.
Dans ce contexte, les compulsions ne sont pas le problème principal. Elles sont un signal.
Discipline vs système : une différence clé
La discipline agit sur le comportement visible.
Le système agit sur les conditions qui rendent ce comportement inévitable ou non.
La discipline dit : Je dois faire plus d’efforts.
Le système demande : Qu’est-ce qui, dans mon quotidien, rend les compulsions probables ?
Changer de système, ce n’est pas se laisser aller. C’est modifier les paramètres qui influencent le comportement sans passer par la force.
À quoi ressemble un système qui entretient les compulsions ?
Chez les personnes que j’accompagne, on retrouve très souvent les mêmes éléments :
des repas sautés ou insuffisants
une peur persistante de manger certains aliments
une hiérarchisation morale de la nourriture
une tolérance très faible à l’imperfection
Ce cadre crée une insécurité alimentaire permanente. Et dans un contexte d’insécurité, le corps et le cerveau cherchent à se protéger. La compulsion devient alors une tentative de régulation.
Pour aller plus loin : Compulsions alimentaires le week-end : la check-list essentielle pour les éviter
À quoi ressemble un système qui apaise les compulsions ?
Un système apaisant repose sur des principes simples, mais exigeants à mettre en œuvre sans accompagnement :
une alimentation suffisamment régulière
une autorisation réelle de manger, y compris les aliments redoutés
une recherche de satisfaction, pas seulement de contrôle des quantités
une diminution volontaire de la culpabilité et de l’auto-surveillance
Ces principes sont au cœur de l’alimentation intuitive et des approches non pondérocentrées.
Pour aller plus loin : Alimentation Intuitive : Et si tout ce que tu croyais savoir était FAUX ?
Comprendre le système ne suffit pas
Savoir qu’il faut manger suffisamment, c’est un bon début. Mais ça reste flou tant que ce n’est pas traduit en actions concrètes.
Dans la réalité, cela soulève des questions très précises :
à quelle fréquence manger quand on n’a plus confiance en sa faim
comment manger plus sans déclencher de peur
quoi faire quand l’appétit est absent mais que les compulsions arrivent plus tard
comment ajuster sans retomber dans le contrôle
C’est là que beaucoup de personnes restent bloquées.
Non pas par manque de motivation, mais par manque de cadre opérationnel.
Pourquoi le plan d’action est central ?
Un système apaisant ne s’improvise pas. Il se construit, se teste et s’ajuste.
En consultation, le travail ne consiste pas à répéter des principes théoriques, mais à :
analyser les déclencheurs spécifiques
adapter les recommandations à la réalité du quotidien
avancer par ajustements progressifs
sécuriser le processus pour éviter les retours à la restriction
Le problème n’est pas de savoir quoi faire. Le problème est de savoir comment le faire sans recréer le problème initial.
NB : Cet article ne remplace pas un accompagnement individuel.
Si tu as besoin d’aide, n’hésite pas à me laisser un petit message :
Je m’appelle Diyae et je suis diététicienne comportementaliste, certifiée en Alimentation Intuitive !
Mon objectif ? T’aider à apaiser ton alimentation afin de manger mieux loin de toute injonction à la minceur !
Si tu as besoin d’être accompagné.e sur ces sujet (ce que je te conseille), n’hésite pas à réserver ta consultation de diététique comportementale (en visio ou au cabinet) !