Ces pensées bien intentionnées qui entretiennent es compulsions alimentaires

Notre cerveau est une machine à résoudre les problèmes.
Quand tu souffres de compulsions alimentaires, il fait exactement ce pour quoi il est conçu : te protéger, réduire l’inconfort, retrouver un sentiment de contrôle.
Le problème, ce sont certaines pensées automatiques, souvent bien intentionnées, qui semblent logiques mais qui entretiennent en réalité le cercle vicieux des compulsions alimentaires.
Comprendre le mécanisme des compulsions alimentaires
Avant d’entrer dans le détail, un point clé :
Les compulsions alimentaires ne sont pas un manque de volonté.
Elles sont le résultat de besoins non satisfaits, souvent à cause d’un trop plein de :
restriction (physique ou mentale),
frustration,
culpabilité,
stress & anxiété.
Tant que ce système reste en place, ton cerveau cherchera des solutions rapides… parfois maladroites.
Pour aller plus loin : Comprendre ses compulsions alimentaires : définition, causes et solutions !
Je m’appelle Diyae et je suis diététicienne psycho–comportementaliste, certifiée en Alimentation Intuitive ! Mon objectif ? T’aider à apaiser ton alimentation afin de manger mieux loin de toute injonction à la minceur !
Si tu souhaites me parler de ton histoire et d’améliorer ta relation à la nourriture et/ou ton corps, je te propose de réserver ta consultation de diététique comportementale (en visio ou au cabinet) avec moi !
1. "Si je mange trop, il faut que je compense en mangeant léger"
Pourquoi tu penses que ça t’aide
Après une compulsion alimentaire ou un repas jugé excessif, cette pensée donne l’impression de :
rééquilibrer,
limiter les dégâts,
reprendre le contrôle.
Elle est souvent valorisée socialement et associée à une image de discipline.
Pourquoi cette pensée entretient les compulsions alimentaires
En réalité, la compensation crée de la restriction, même si elle est déguisée en équilibre.
Le mécanisme est toujours le même :
tu compenses en mangeant moins ou différemment,
ton corps perçoit une privation,
la frustration augmente,
la nourriture devient obsessionnelle,
une nouvelle compulsion alimentaire survient.
C’est le cycle restriction-compulsion, largement documenté en psychologie du comportement alimentaire.
Tant que tu compenses, ton corps ne peut pas se sentir en sécurité.
2. "Je mangerai mieux demain"
Pourquoi tu penses que ça t’aide
Cette pensée apaise l’angoisse immédiatement.
Elle rassure ton perfectionniste intérieur et maintient l’illusion que tout est encore sous contrôle.
Pourquoi cette pensée entretient les compulsions alimentaires
Manger mieux demain implique presque toujours :
plus de règles,
plus de restrictions,
plus de contrôle.
Ton cerveau anticipe cette privation et active ce qu’on appelle l’effet du dernier festin :
manger tant que c’est encore autorisé,
consommer davantage par peur du manque à venir.
Résultat : plus tu te promets de manger mieux demain, plus tu renforces le terrain des compulsions alimentaires aujourd’hui.
3. "Je suis incontrôlable face au chocolat, donc mieux vaut ne jamais en manger"
Pourquoi tu penses que ça t’aide
Éviter totalement un aliment semble logique :
pas d’aliment, pas de compulsion,
pas de tentation, pas de problème.
Pourquoi cette pensée entretient les compulsions alimentaires
L’interdiction crée l’effet du fruit défendu :
plus un aliment est rare, plus il devient puissant,
il prend une valeur émotionnelle et symbolique disproportionnée,
dès qu’il est disponible, il devient urgent d’en manger beaucoup.
Le problème n’est pas le chocolat. Le problème, c’est la privation.
La majorité des compulsions alimentaires sont déclenchées par des aliments interdits, pas par des aliments neutres.
4. "Dès que je fais un écart, je prends immédiatement du poids"
Pourquoi tu penses que ça t’aide
Cette peur est censée te protéger :
elle te pousse à résister,
elle renforce la vigilance,
elle semble favoriser la discipline.
Pourquoi cette pensée entretient les compulsions alimentaires
D’abord, factuellement :
il faut environ 8000 kcal en surplus pour prendre 1 kg de masse grasse,
un repas ou une journée ne provoquent pas une prise de poids significative.
Ensuite, psychologiquement :
la peur consomme énormément de ressources mentales,
le stress et la culpabilité augmentent,
le stress est un déclencheur majeur des compulsions alimentaires.
La peur ne régule pas l’alimentation, elle la dérègle.
5. "Il me suffit d’avoir plus de volonté pour arrêter les compulsions alimentaires"
Pourquoi tu penses que ça t’aide
Cette pensée donne une solution simple à un problème complexe :
faire plus d’efforts, être plus forte, mieux résister.
Pourquoi cette pensée entretient les compulsions alimentaires
La volonté ne peut pas annuler :
la biologie,
les hormones de la faim et de la satiété,
les adaptations métaboliques liées aux restrictions répétées.
Les échecs répétés ne prouvent pas un manque de volonté.
Ils montrent surtout l’inefficacité des approches restrictives à long terme.
Les compulsions alimentaires ne disparaissent pas avec plus de contrôle, mais avec plus de sécurité.
6. "Je ne serai pas heureux.euse tant que je ne perds pas de poids"
Pourquoi tu penses que ça t’aide
Cette pensée donne l’impression de te motiver vers une vie meilleure, plus légère, plus confiante.
Pourquoi cette pensée entretient les compulsions alimentaires
En réalité :
tu conditionnes ton bonheur à un état futur incertain,
tu mets ta vie en pause,
tu renforces la focalisation sur le poids plutôt que sur tes besoins réels.
Le poids n’est pas un besoin psychologique ou émotionnel. La sécurité, le plaisir et la connexion le sont.
Bref, ton cerveau essaie de t’aider… mais il tombe parfois à côté !
Si tu t’es reconnue dans plusieurs de ces pensées, rappelle-toi que ton cerveau fait de son mieux avec ce qu’il a appris dans une culture obsédée par le contrôle du poids.
La bonne nouvelle, c’est que les pensées peuvent évoluer.
Et quand les pensées changent, les comportements alimentaires suivent.
Tu vas peut-être te dire : J’ai reconnu mes pensées, mais concrètement, je fais quoi maintenant ?
Je t’ai préparé un exercice simple et puissant pour commencer à remettre en questions ces pensées contre-productives ! Il te suffit de me le demander via ce formulaire :
Je m’appelle Diyae et je suis diététicienne psycho–comportementaliste, certifiée en Alimentation Intuitive ! Mon objectif ? T’aider à apaiser ton alimentation afin de manger mieux loin de toute injonction à la minceur !
Si tu as besoin d’être accompagné.e sur ces sujet (ce que je te conseille), n’hésite pas à réserver ta consultation de diététique comportementale (en visio ou au cabinet) !